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Voici les sites qui parlent de Veut-on seulement des gens bien obéissants ? :

Commentaires

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Philippe Korda

Merci Denis. Mes commentaires en quelques mots :
- point 1 : d’accord avec vous à 100%.
- point 2 : l’enrichissement des tâches fait effectivement partie des leviers de mobilisation, même si on peut trouver du sens et de la fierté dans tout type de job, avec l’aide de son manager. Quant au rôle des syndicats, il est à nuancer ; il appartient en tout cas à l’entreprise de donner aux managers les compétences pour être les interlocuteurs privilégiés de leurs collaborateurs.
- point 3 : effectivement, et nous travaillons beaucoup sur ce sujet !

Denis

Bonjour,

Bravo pour votre ouvrage porteur d’optimisme et de sens dans une période ou le doute s’installe entre employeurs et salariés, entre intérêt individuel et collectif.

Je me permets de vous soumettre trois réflexions :

L’entreprise est aujourd’hui amenée à recruter des collaborateurs nés après les trente glorieuses, ayant connu la fin de l’ordre social, confrontés à des situations de chômage de leurs parents et à qui l’on a vendu la nécessité de faire des études et qui sont allés à la rencontre de la précarité. Dès lors leur perception de la sphère « travail » est différente de leurs aînés. Elle n’est plus la centralité de leur vie car ils ont d’autres centres d’intérêt aussi importants. L’entreprise attendait à ce que ses collaborateurs s’adaptent à son organisation or n’est-ce pas à l’entreprise désormais de s’adapter au monde qui l’entoure et à cette nouvelle donne ? L’image de l’entreprise, son utilité sociale et l’attractivité du métier sont-ils suffisants ?
Sur ce dernier point peut-on raisonnablement mobiliser des collaborateurs, notamment ceux dont les tâches sont de plus en plus automatisées, pour lesquelles ils n’ont que peu de marge de manoeuvre et dont la hiérarchie joue plus un rôle contrôleur que de personne ressource ? Sur quels leviers s‘appuyer lorsque ces mêmes salariés se voient « manipulés » par des organisations syndicales véhiculant une vision archaïque du rapport homme/entreprise ?
Les managers de proximité me semblent une des clés de la réussite de votre approche. Peut-être faudrait-il d’abord repenser la formation au rôle de manager ?

Je vous remercie par avance de l’échange que nous pourrons ainsi réaliser.

Cordialement

Patchouli

Pour encourager l'initiative, plusieurs facteurs sont nécessaires : la délégation, le droit à l'erreur et la reconnaissance au quotidien ! Quel manager peut-il se targuer de pouvoir mettre en place ces 3 conditions favorables dans un environnement qui exige de lui des résultats immédiats ?

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